Vivre et espérer. Espérer, pour survivre. Survivre, pour être fort. Etre fort, pour prouver à ceux qui nous pourrissent la vie qu'on peut y faire face. Mais parfois s'accrocher ne sert à rien. Afficher un sourire satisfait alors qu'en nous même brûle une rage immense, une soif infini de comprendre ce que l'on cherche à nous apprendre, et ce besoin tellement absurde de se sentir aimé. Tout ça, personne ne le sait. Personne ne le saura jamais puisque nous sommes partiellement couvert, d'un sourire, de joie et d'humour. On transpire la gaieté et l'envie de vivre. Alors que notre seul but dans la vie est de vouloir arrêter de se sentir mal. Ces émotions que l'on envoie, ne sont pas fausses. Nous sommes juste heureux, en général. En Gros. Mais la vérité, c'est qu'on se sent vide. Sentir en soit un gouffre que personne ne pourra jamais combler, retenir son souffle histoire de taire tout bruit. Ressentir chaque organe tous à leurs postes, remplissant leurs fonctions. Des fonctions purement mécanique, sans aucune douceur ni intention. Gâcher un sourire parce qu'on est en mode standard, toujours sur option neutre. Ne jamais pouvoir comprendre l'amour, parce qu'on ne sait pas ce que c'est. Se sentir une raclure de siffon à coté de ces gens. Fuir l'humanité en s'y intégrant de façon à ne plus en avoir peur. Ne pas pouvoir esquisser un mouvement avec tendresse, être un robot contrôlé par ce point d'interrogation si lourd dans notre estomac. Rire jusqu'à en pleurer, mais ne pas savoir pleurer, par manque de sensation et de sanglots. Ne pas savoir pourquoi on a mal, où on a mal. Ne pas comprendre. Ne jamais comprendre. Vivre, sourire, respirer. Mais on espère toujours qu'un jour, ces émotions viendront.